L'Aita Mari devait prendre la mer en octobre 2018 sous pavillon espagnol, cap sur la Méditerranée avec à son bord cinq marins professionnels et une dizaine de bénévoles. Toutefois, en novembre, l'équipage qui dénonce les pressions politiques attendait toujours les autorisations administratives de prendre la mer. Situation critique qui n'entame en rien la détermination de l'équipage décidé à faire valoir le droit international maritime stipulant que « l'aide aux personnes en détresse est un devoir. »

Transformer ce vieux chalutier en bateau humanitaire. Ce fut l'aboutissement d'un projet porté par deux ONG, l'une basque, l'autre Andalouse, SMH et PROEM- AID unies par cet objectif : « La survie des migrants en mer avant tout ». Le projet a été baptisé Maydayterrano. Le gouvernement autonome basque, soutien de cette initiative, avait constitué un budget de 750.000 €. Dont 350. 000 € issus des cotisations des municipalités de Zarautz et Getaria, de la diputacion de Biscaye et de dons privés.

Pendant huit mois les bénévoles avait travaillé à la préparation du Aita Mari. D'une capacité d'accueil de 150 à 200 migrants, il avait été mis à l'eau à Pasaia, port situé près de Saint Sébastien, avant d'espérer prendre le large depuis le port de Pasajes, (Pays Basque espagnol).